Confondre violence et éducation

À tous ceux qui pensent qu’une tape, une fessée ou une gifle est quelque chose de constructif et permet au violenté de mieux comprendre :

On est là dans un rapport de hiérarchie avec abus de pouvoir.

Accepteriez-vous qu’un flic vous gifle au lieu de vous verbaliser ? Accepteriez-vous que votre supérieur hiérarchique vous donne une fessée au lieu de vous expliquer que votre travail est à revoir ? Accepteriez-vous que votre hôte vous donne une tape au lieu de vous dire que votre comportement lui déplaît ? Non ?
Bien sûr que non ! Ce serait un manque de respect ! Envers votre corps, envers votre esprit, envers votre intégrité ! Vous valez bien mieux que ça… On peut vous expliquer les choses, vous êtes des gens civilisés, quand même……

Alors vous n’acceptez pas que l’on vous manque de respect mais vous, vous qui avez le devoir de protéger vos enfants, vous leur apprenez qu’une personne ayant une quelconque autorité peut disposer de leur corps comme bon lui semble ? Ils sont nos enfants, pas nos choses ! 

Donner un coup à un enfant n’a d’utilité que de soulager l’adulte de sa colère, son désarroi, sa faiblesse face à une situation sur laquelle il ne sait pas mettre les mots qui calment, qui rassurent, qui mettent en confiance et qui font comprendre.

Alors elle est où la limite ? Je te donne une tape ? Une fessée ? Une gifle ? Je te tords le bras ? Je te casse le poignet ? J’imprime ta tête dans le mur ? Je t’oblige à te montrer nu ? Je te rase la tête ? Je t’ébouillante dans la baignoire ? Je coupe le chauffage dans ta chambre ? Je te fais vivre dans la cave ? Je te bats à mort ?

Où est la limite ? OÙ ???

Remarquez qu’entre chaque proposition de limite, la nuance est faible. Aucun parent frappant son enfant ne se considère comme un monstre. Tous veulent bien faire. Mais bon sang ouvrez les yeux ! Un parent qui ne frappe pas n’est pas un parent laxiste pour autant. Il est tout à fait possible de confronter l’enfant à des limites sans faire usage de la violence.
Dire d’un parent qui ne frappe pas qu’il est laxiste, c’est utiliser les extrêmes. Mais si on prend les extrêmes, alors l’extrême inverse d’un parent laxiste est un parent de Fiona, morte sous les coups comme 650 autres enfants chaque année en France.
Vous savez, il suffit d’un dérapage pour que cela tourne au drame. C’est facile : le parent gifle l’enfant, l’enfant perd l’équilibre et tombe, sur la trajectoire de sa nuque se trouve le coin d’une table, nuque brisée, enfant mort.
Vous voyez bien qu’il y a un monde entre les deux extrêmes. Vous pouvez maintenant admettre que la violence n’a pas de réelle utilité éducative.

Alors pitié ! Ne considérez pas l’enfant comme une sous-personne ! Il mérite votre respect !

Je profite de cet article pour vous informer qu’il existe une pétition visant à obtenir une loi abolissant les châtiments corporels contre les enfants. Je vous invite à la signer.

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3 réponses à “Confondre violence et éducation

  1. J’aime beaucoup tes articles, pas le temps de commenter chaque article ni de tout lire là maintenant, mais je reviendrai ici. C’est sûr !
    Bonne journée 🙂

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