Femmes, sexe et croyances

 

Je t’ai rencontré, nous nous sommes rapprochés. Je n’avais pas envie de m’attacher parce que lorsque je m’attache, je m’attache profondément, intensément. Et je désire en retour la même intensité…

J’avais envie de parler, de rire, de partage et de sexe.

Car pour moi, le sexe, c’est comme, manger, boire, dormir, respirer. C’est tout simplement vital.

J’aime le sexe avec toi, j’aime le sexe avec elle, j’aime le sexe avec d’autres. J’aime quand on se donne du plaisir, que nos corps s’harmonisent pour un jour, pour une nuit ou pour la vie.

Mais j’ai besoin chaque jour, toujours, de sexe.

Tu m’as dit que pour toi la relation se vivait à deux, lorsque je t’ai expliqué que pour moi l’amour peut se partager avec plusieurs personnes simultanément.

Alors quand nous avons commencé à sentir qu’on s’aimait, quand tu m’as dit que tu m’aimais et que tu n’envisageais pas de partager, j’ai écouté. J’ai accepté parce que je m’autorisais moi aussi à aimer un peu…

Je t’ai laissé m’aimer et m’enfermer. Je ne pouvais plus me donner à d’autres que toi.

Nous ne pouvions nous voir que quelques jours par mois. Le reste du temps, mon ventre me brûlait, mes vêtements étaient sans cesse mouillés de désir. Ma tête à chaque instant menaçait d’exploser. Mes fantasmes, mes désirs m’envahissaient. J’avais envie de toucher, d’être touchée, de sentir, de ressentir, besoin d’être prise, de prendre, de faire jouir, de jouir.

La douleur m’arrachait le sexe, le ventre, puis tout le corps. Mais, par amour, j’attendais les seuls moments où j’allais te retrouver, toi, et enfin, le sexe…

C’était un immense cadeaux que je te faisais, celui de ma liberté, celui de mon plaisir, de ce qui me rend vivante. Je sacrifiais le partage de mon intimité et de mon amour universel pour ne donner qu’à toi.

Je t’ai dit combien j’avais peur de te donner autant, sachant que j’imaginais qu’un jour, comme tous ceux que j’avais connu, tu me quitterais. Parce que tu me trouverais trop compliquée, prise de tête, là où tu m’avais trouvée, au début, différente et stimulante.

Je savais qu’à ce moment le sexe avec moi te manquerait. Car ce que nous avons partagé était nouveau pour toi. C’était fort, imprévisible, inattendu. Parce qu’une femme libre, qui pense la vie autant qu’elle la savoure, a des limites bien différentes en matière de sexe que celles qu’on trouve habituellement chez d’autres femmes.

Hier, dans ta salle de bains, je me suis lavé les mains et lorsque j’ai levé les yeux, elle était là.

La boîte de préservatifs du début de notre histoire. Elle était presque vide, alors que nous n’en avions utilisé que quelques-uns.

Choc, j’ai mal. Je n’ai pas mal parce que tu as couché avec une autre. Le sexe, c’est beau. J’ai mal parce que tu m’a arraché ce droit de recevoir et de donner de l’amour à d’autres que toi. J’ai mal parce que tu m’as refusé le droit de sexe universel, que tu m’as laissée souffrir de ce manque. Que tu m’as mise en cage, étant toi même à l’extérieur de cette cage.

Quand je t’ai rejoint dans le salon, je t’ai dit avec le sourire que j’avais constaté que le boîte de préservatifs s’était vidée. Après quelques bafouillages, tu m’as rétorqué que tu « n’a[vais] pas à te justifier ».

Quand tu violes le contrat qui était le nôtre, que dois-je faire ? Dois-je t’appartenir à en dépérir ? Ne pas ressentir, ne pas dire ?

Finalement, pour toi, je suis une propriété qui pense trop.

Moi, je rêve de trouver des partenaires à la fois de sexe et de réflexion. Que peut-il y avoir de meilleur de plus extatique que de partager les joie du corps et de l’esprit avec un autre, avec d’autres ?

Parce que je m’aime, parce que j’aime, parce que j’aime le sexe, parce que j’aime penser et que j’aime partager. Parce que je suis libre et insoumise à la bêtise qui prive d’aimer et d’être aimé.

Je repends ma liberté.

La plume noire

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